mardi 6 mars 2012

C-ENJEUX ECONOMIQUES


On peut penser qu’une des plus importantes parties touchés de cette culture du haschisch est l’économie. C’est facile de le dire puisque le cannabis est une drogue qui rapporte beaucoup d’argent dans le monde, alors ceci devrait aider beaucoup plus à un pays où la richesse ne règne pas et où une grande partie de la population gagne sa vie de cette culture dans cette région du Rif. Mais comment la drogue affecte-t-elle dans l’économie du pays ? Pour ceci on étudiera la dépendance qui a crée dans la zone puis les exportations qui font, mais d’abord on va vous expliquer brièvement la situation de ce cannabis dans le Maroc.

Les projets de développement engagés dans cette région lors du règne d’Hassan II n’ont à l’évidence pas suffi à endiguer l’extension des cultures de cannabis, bien au contraire. L’accroissement de la demande européenne et la commode proximité du Rif des côtes de l’Europe méditerranéenne ont contribué au développement de la production marocaine de haschich à partir des années 1970. Le Maroc est devenu au cours de ces dernières décennies, le plus grand producteur et exportateur mondial de haschich, affirmé par l’Office des Nation unies contre la drogue et le crime. La région septentrionale du Rif abrite134000 hectares des terres cultivables qui sont utiliser pour la plantation de cannabis ce que représente le 1,5% des terres cultivables du pays des quels ils ont tirés 3070 tonnes de haschisch en 2003.
 
Le Rif cache des gigantesques sommes d’argent grâce au haschisch…

La culture du cannabis y est surtout considérée comme une activité de subsistance, puisque le secteur fait vivre environ 800 000 personnes dans le nord du pays. Cependant depuis les années 80, la superficie cultivée connaît un tel développement, que le cannabis du Rif s’est traduit par la dépendance économique croissante et est pratiquement devenu une monoculture. Selon de nombreuses études, ce marché serait non seulement la première source de revenus des paysans rifains, mais tendrait à devenir l’un des principaux apports en capitaux au Maroc, ce qui revient à dire que la grande majorité des habitants du pays ont besoin de cette culture pour pouvoir subsister. Cette économie du cannabis a permis de stabiliser une région en marge du développement national, ce qui explique la tolérance des autorités marocaines à l'égard de ce phénomène qui savent la nécessité de la drogue pour le bien être du pays, ou au moins des paysans. On trouve l’exportation de la drogue vers d’autres pays du monde, mais surtout vers l’Europe, différentes enquêtes  en déduisent que 2 300 tonnes auraient été écoulées sur le marché européen. Le pays européen plus affecté par la drogue est l’Espagne où près de 735 tonnes sont saisies chaque année.
Les autorités n’ont pas d’autres alternatives puisque le chiffre d’affaires généré par ce trafic est estimé à plus de 10 milliards d’euros, de ne pas être de l’illégalité du pays, il deviendrait comme un autre pays d’Afrique où ils n’ont même pas de quoi manger. La société rifaine, quant à elle, se trouve totalement déstructurée par ce fonctionnement. Même si les millions de dollars générés ont permis aux paysans d’accéder à la « vie moderne », de s’acheter des voitures et autres biens de consommation, ceux-ci n’en restent pas moins analphabètes. Cette hausse des conditions de vie, sans la hausse du niveau de vie, a marqué un changement considérable dans la pyramide sociale, et notamment la perte des valeurs traditionnelles communautaires. Cette nouvelle « élite » aisée n’a ni l’intérêt ni la capacité à contribuer à un développement économique dans les montagnes du nord. Le Rif n’est plus auto-suffisant, l’abandon de l’agriculture et de l’élevage traditionnel l’a rendu dépendant des importations, et ses souks ne vendent plus de produits régionaux, sinon des produits venus du sud ou de l’extérieur.

Quels sont les différentes causes qui ont permis au Maroc de réussir autant d’argent grâce au haschisch ?

·        Le haschisch est 7 fois ou plus cher que les produits des cultures vivrières, pendant qu’un kilogramme de blé est inférieur à 5 euros, un gramme de haschisch coute environ 5, 50 euros.
·        En plus, le haschisch est la drogue plus consommé du monde avec plus de 250 millions d’habitants sur la planète qui ont déjà acheté dans au moins une fois dans sa vie, alors si 50% du haschisch provient du Maroc, vous pouvez imaginez l’importance du Maroc dans se marché illégal.
·        La courte distance entre le Maroc et l’Europe et sans doute une des principales raisons de ses grandes bénéfices : 360 kms sépare le Rif des zones espagnoles.
·        Une société dédiée a cette culture, avec un 60% de la population rifaine qui fait progresser le développement du cannabis au Maroc. Cette culture a devenu le principal travail de la zone.
·        L’Etat qui n’intervient pas contre cet acte illégal et qui laisse à sa population trafiquer. L’Etat connait parfaitement le besoin de la drogue dans la région.

On peut donc conclure que par différents aspects tels que la situation de la zone, la tolérance de l’état, l’importance du haschisch mondialement ou la société, la culture de cannabis a progressivement pris force dans la zone du Rif. Cependant, il y a certaines enquêtes qui évaluent la somme d’argents des pays qui ne peuvent pas compter les bénéfices du haschisch dû à son inégalité. Mais une grande partie de la société réussit à vivre grâce au trafic de cette drogue.

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